Le plus sacerdotal :
5/5 http://www.belgicatho.be/
.----. Le plus sacerdotal : Pour l’éternité, Cardinal Robert Sarah (Fayard, 2021, 300 p.)
En s’appuyant sur des textes de souverains pontifes ou de saints, le cardinal Sarah poursuit son plaidoyer initié dans Des profondeurs de nos cœurs, mais en le prolongeant cette fois-ci avec l’assise de la Tradition. Le prélat offre au lecteur ses propres méditations spirituelles sur le ministère presbytéral. Précise et enracinée dans le concret et l’expérience d’un pasteur d’âmes, sa réflexion va à rebours de ce que l’on entend habituellement dans les assemblées diocésaines, commissions et autres chemins synodaux.
Non le prêtre n’est pas un homme comme un autre. Il est un homme à part, pauvre pécheur certes, mais choisi par Dieu pour être son médiateur entre les trésors des bienfaits divins et l’humanité en route vers son éternité. En outre, le grand intérêt du livre est de remettre à l’honneur – et en lumière ! – l’apport de certaines figures méconnues ou oubliées, comme saint Jean Chrysostome ou le pape Pie XII.
[ Signé : Père Danziec sur le site de l'Homme Nouveau et repris par belgicatho ]
PS : Belgicatho ? Blog de réinformation proposé par des laïcs catholiques belges.
Méditations .
5/5 https://www.francisrichard.net/
.----. L'ordination ne nous met pas sur un trône mais sur la Croix. Ne nous laissons pas voler par quelques pervers les mots si beaux et si exigeants de la tradition chrétienne. L'identification mystique et spirituelle du prêtre au Christ ne conduit à aucun abus si elle est vécue en vérité. N'ayons pas peur de redonner leur sens profond à ces mots si exigeants.
Pour leur redonner ce sens profond, le Cardinal Robert Sarah invite à la méditation le lecteur catholique, qu'il soit prêtre, séminariste ou appartienne tout simplement au peuple de Dieu.
Ce recueil de méditations en comporte quatorze, comme le nombre de stations du chemin de Croix. Ce ne peut être fortuit de la part de cet éminent prélat, toujours émerveillé d'avoir été appelé.
Chacune de ces méditations comprend une introduction, une citation, la plupart du temps d'un saint ou d'un pape - il donne en somme la parole à l'Église - et la méditation qu'il en tire.
Les saints, ce sont Catherine de Sienne, Grégoire le Grand, Jean Chrysostome, Jean-Paul II, Bernard de Clairvaux, Augustin, John Henry Newman; les Papes, Benoît XVI, François, Pie XII.
L'auteur convoque aussi le Cardinal Jean-Marie Lustiger, ce grand serviteur de l'Église, et Georges Bernanos, ce romancier laïc, qui écrivit quelques vérités essentielles sur le sacerdoce.
Il ressort de ces méditations que:
- L'Église n'a pas tant besoin de réformateurs que de saints prêtres: On ne réforme les vices de l'Église qu'en prodiguant l'exemple de ses vertus héroïques.
- Les prêtres ne doivent pas dissocier leur vie de prêtre de leur vie privée: Être prêtre n'est pas une profession, c'est une identité qui doit devenir identification.
- Les prêtres sont rien et tout: Le prêtre doit travailler à l'épanouissement ordonné et équilibré des vertus humaines et morales pour être un bon instrument entre les mains de l'artiste divin.
- Les prêtres valent d'abord par ce qu'ils sont et non par ce qu'ils font: Le prêtre n'est pas un autre Christ, à côté du Christ. Il est le Christ lui-même se continuant sacramentellement.
- Les laïcs n'ont pas à gouverner l'Église: Les prêtres, parce qu'ils rendent présent sacramentellement le Christ pasteur et serviteur, doivent gouverner sans exercer une domination humaine, mais en prolongeant l'oeuvre du Bon Pasteur.
- Les prêtres ont une vocation à la prière: Un prêtre qui ne prie pas vit dans l'illusion de la générosité et du don de soi.
- Les prêtres doivent vivre comme les apôtres: Les fidèles veulent voir leurs prêtres prier ensemble, vivre ensemble dans la charité. Quelle crédibilité aura la communion sacramentelle si elle n'est pas vécue dans la communion fraternelle?
- L'évangile est radical:
. Le célibat est le signe d'une vie qui n'a de sens que par Dieu et pour Lui.
. L'obéissance du prêtre n'est pas une soumission professionnelle à un supérieur hiérarchique. Elle s'inscrit dans l'obéissance du Fils au Père, elle y participe et la prolonge.
. Si un prêtre est un Christ, alors il est pauvre! Il n'y a pas à discuter.
- Le prêtre n'est pas le représentant d'une communauté: Le sacerdoce est une grâce et un pouvoir sacré reçu du Christ.
- Ce que professe principalement le prêtre, c'est la messe: La Croix est le sacrifice qui nous réconcilie avec Dieu parce que l'hostie et le prêtre y sont un seul corps.
- Le prêtre est un homme consacré et il est l'homme du sacré: Un prêtre qui n'est pas un saint est une sorte d'anomalie. Car le sacré sans sainteté n'a pas de sens.
- Le Christ est le Grand Prêtre parfait: Parce qu'il a la capacité de nous mettre en communion avec Dieu et en communion entre nous.
- Dans l'Évangile, le Christ confie toujours une charge à une personne, jamais à une institution: Jésus veut des personnes réelles, libres, pleinement responsables de leurs actes et autonomes, des instruments dociles entre ses mains et non des structures ou des machines.
- L´Église ne peut vraiment être réformée qu'en se laissant modeler par Dieu: C'est de sainteté et non pas de management qu'a besoin l'Église pour répondre à chaque époque aux besoins de l'homme. (Entretiens sur la foi du cardinal Joseph Ratzinger).
Après avoir rappelé que le Christ a voulu que nous ayons tout par la Vierge Marie et que nous lui vouions une dévotion très spéciale, le Cardinal Sarah conclut ainsi ses Méditations sur la figure du prêtre:
L'Église ressemble certains jours à un bateau au bord du naufrage, mais nous savons que le Christ y est présent même s'il semble dormir. De même, dans notre coeur de prêtre, même s'il semble se taire, le Christ notre joie reste toujours présent et il y demeurera pour l'éternité.
PS :
Cette note de lecture est dédiée à mon oncle, le RP Frans Van Poucke, qui m'a baptisé.
[ Signé : Francis Richard - Le blog de Francis Richard
"Semper longius in officium et ardorem" ]
L'auteur et la question migratoire
4/5 Le Salon beige
.----. Le Cardinal Robert Sarah, auteur de "Pour l'éternité" aux éditions Fayard, répond sur Europe 1 aux questions de Sonia Mabrouk au sujet des crises et des drames migratoires.
Mercredi, 27 immigrés sont morts après le naufrage d'une embarcation au large de Calais. Le cardinal Robert Sarah est revenu sur ce drame et plus particulièrement sur la question migratoire :
"Ma réaction est une révolte. Il y a une triple trahison. On retire des jeunes d'Afrique, des intelligences, des forces vives, qui sont arrachés de leur pays. Ensuite, on présente à ces jeunes l'Europe comme l'Eldorado, on leur dit qu'ils auront tout, alors que ce n'est pas vrai. Et enfin, on ne réagit pas contre les passeurs qui profitent de leur naïveté et les font succomber en pleine mer. Il faudrait lutter contre ce mal à la racine et présenter l'Europe comme elle est, avec ses difficultés aussi".
Selon lui, il est faux de croire que les frontières n'existent pas.
"L'important est d'aider l'Afrique à se développer sur place, et faire que ces jeunes trouvent du travail et restent chez eux". "On doit leur dire de servir leur pays et leur continent".
Il a également affirmé que si l'Europe continue en ce sens, "elle sera envahie par une population étrangère".
[ Publié Par Michel Janva le 25 novembre 2021 ]
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