Pierre-Antoine Cousteau - Un journaliste engagé (1932-1944)
LOEUILLET (Benoît)
17.00 €
Occasion Vendue
COSTON PUBLICATIONS HENRY. 2000. 270 g - 14 cm * 22 cm - 192 pages. Avant de devenir un livre, cet ouvrage fut une thèse que Benoît Loeuillet écrivit sous la conduite de M. le Professeur Ralph Schor, de la Faculté des lettres de Nice. Avec l'appui de M. le Professeur Jean-Pierre Cousteau, fils de Pierre-Antoine Cousteau, ce livre a pu être édité et il est diffusé par la maison d'édition qui porte le nom de Henry Coston, un ami intime de Pierre-Antoine Cousteau, avec lequel il fit paraître une revue dans les dernières années de sa vie (1957-1958). Vous trouverez dans ces pages une biographie très complète de PAC - comme l'appelait ses amis - qui fut l'un des grands journalistes de notre temps. Né à Saint-André-de-Cubzac le 18 mars 1906, PAC est mort à Paris le 17 décembre 1958. Il était le frère du Commandant J.-Y. Cousteau. C'est en 1930 - "par hasard", disait-il - qu'il entra au Journal. Ce fut pour lui la révélation d'une véritable vocation. Il fut, tour à tour ou simultanément, secrétaire de rédaction, grand reporter, chroniqueur, rédacteur politique.
Il avait collaboré dans sa jeunesse à Monde. En 1933, il devint l'un des collaborateurs de Je Suis Partout, que la maison Arthème Fayard venait de fonder et que Pierre Gaxotte dirigeait. Il collaborait aussi à Candide. Prisonnier de guerre en 1940, libéré un an et demi après, il reprit sa place à Je Suis Partout et en devint le rédacteur en chef (1942), puis le directeur politique (1943) après le départ de Robert Brasillach. A la même époque, il entra à Paris-Soir comme rédacteur en chef. Arrêté en 1945, condamné à mort l'année suivante et gracié à Pâques 1947, il passa huit années à la centrale de Clairvaux et à celle d'Eysse. Libéré en 1954 par une mesure de grâce, il reprit sa place dans la presse de l'opposition nationale et collabora à Rivarol et, sous divers pseudonymes, à Dimanche Matin, à C'est-à-dire, au Charivari et à quelques revues politiques et professionnelles ; il rédigea, pendant près de deux ans (1957-1958), l'éditorial de Lectures Françaises qu'il avait contribué à lancer. Il écrivit plusieurs ouvrages : L'Amérique juive, tableau de la vie américaine, paru pendant la guerre ; Mine de rien, où il contait quelques-unes des grandes mystifications auxquelles il fut jadis mêlé ; Hugothérapie, charge féroce contre le poète dont il stigmatisait les palinodies politiques ; Après le déluge, "peinture cruelle de la pandémocratie", disait J. Ploncard d'Assac ; Les lois de l'hospitalité, où sont relatées avec une souriante ironie ses périgrinations dans divers camps de "personnes déplacées" ou de prisonniers ; et le dernier en date, paru après sa mort et publié par ses amis Henry et Gilberte Coston, En ce temps-là, qui contient, outre des souvenirs, son "journal de condamné à mort". On lui connaissait des adversaires : on ne lui connaissait pas d'ennemis. Même ceux qui ne partageaient pas ses idées, même ceux qui combattaient sa politique lui témoignaient leur estime. Témoin cette phrase du Monde paru au lendemain de sa mort (19 décembre 1958) : "Fidèle à ses idées, à ses amitiés, à son passé, il avait conservé tout son talent de polémiste." Etat : couverture défraichie et légèrement tâchée, bon état général