Correspondance - 2 - Des Tuileries à la Conciergerie 1788-1793
MARIE-ANTOINETTE
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"Ne vous tourmentez pas trop sur mon compte. Croyez que le courage en impose toujours. Le parti que nous venons de prendre nous laissera, j'espère, le temps d'attendre, mais six semaines sont encore bien longues. Je n'ose pas vous écrire davantage. Adieu. Hâtez, si vous pouvez, les secours qu'on nous promet pour notre délivrance.
J'existe encore, mais c'est un miracle. La journée du 20 a été affreuse. Ce n'est plus à moi qu'on en veut le plus, c'est à la vie même de mon mari, ils ne s'en cachent plus. II a montré une fermeté et une force qui en ont imposé pour le moment, mais les dangers peuvent se reproduire à tout moment. J'espère que vous recevez de nos nouvelles. Adieu.
Ménagez-vous pour nous, et ne vous inquiétez pas sur nous."
Juillet 1792.
Lettre au comte de Fersen.