Introduction au symbole de la foi. T1
GRENADE (o.p. Louis de)
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Louis de Grenade (1505-1588), dominicain célèbre par ses prédications et ses ouvrages ascétiques. On l'a appelé le Bossuet de l'Espagne.
Si la lecture des mauvais livres produit un mal considérable, la lecture des bons livres amène les plus salutaires résultats. La parole de Dieu est en effet notre lumière, notre soutien, notre nourriture et notre guide. C'est elle qui fournit notre volonté de pieux désirs, qui nous permet de conserver le recueillement au milieu des distractions qui nous assaillent, et de réveiller la dévotion quand elle est endormie. Elle combat et chasse l'oisiveté, la plus dangereuse des occasions. Enfin, elle n'est pas moins nécessaire à la vie de l'âme, que le pain matériel à la vie du corps. Saint Jérôme disait que la nourriture de l'âme consiste à méditer nuit et jour la loi du Seigneur. En effet, cette méditation satisfait l'entendement par la connaissance de la vérité, tout en la faisant goûter et aimer de la volonté. Et comme de ces deux facultés dépendent l'harmonie et l'ordre de la vie, de leur bonne direction résultera la direction de la vie tout entière.
Les ouvrages du P. de Grenade étaient très lus au XVIIe siècle. Voici en quels termes saint François de Sales les recommande à un évêque de ses amis : "Ayez, je vous prie, Grenade tout entier, et que ce soit votre second bréviaire. Le cardinal Borromée n'avait point d'autre théologie pour prêcher que celle-là, et néanmoins il prêchait très bien ; mais ce n'est pas son principal usage : c'est qu'il dressera votre esprit à l'amour de la vraie dévotion et à tous les exercices spirituels qui vous sont nécessaires. Mon opinion serait que vous commençassiez à le lire par la grande Guide des pécheurs, puis que vous passassiez au Mémorial, et enfin que vous le lussiez tout. Mais pour le lire fructueusement, il ne faut pas gourmander, ainsi il faut le peser et le priser, et chapitre après chapitre le ruminer et appliquer à l'âme, avec beaucoup de considération et de prières à Dieu. Il faut le lire avec révérence et dévotion, comme un livre qui contient les plus utiles inspirations que l'âme peut recevoir d'en-haut." (Lettre du 3 juin 1603.)