La violence des jeunes et le cerveau reptilien
NGHIEM (Dr Minh Dung Louis)
20.00 €
Disponible en stock
Étude scientifique de la violence chez les jeunes. Médecin, l'auteur explique comment pédagogie moderne et phénomènes de société peuvent agir sur le corps et sur l'intellect d'un jeune.
Pour expliquer ou justifier la violence à l'école ou dans certaines banlieues, ceux qui détiennent le monopole de la parole (médias, partis politiques au pouvoir) ont l'habitude d'alléguer l'injustice et l'inégalité sociale, la situation "d'exclusion" des jeunes, le manque de moyens de l'école avec des classes surchargées et envahies par des immigrés [.], l'absence des parents obligés de travailler l'un et l'autre, les scènes de violence des films de la télévision [.] c'est toute la société capitaliste qui corrompt l'homme, né naturellement bon. On devient loubard parce que la société est méchante et qu'on est pauvre. [.]
Pour les médecins qui ont pu examiner réellement les agents et les victimes des actes de violence, la situation se présente autrement. [.]
D'emblée, il faut distinguer l'acte de commettre un forfait de celui de percevoir (en regardant la télévision par exemple) ou de concevoir un délit (pour écrire un scénario par exemple). [.] Les grands écrivains et penseurs savent nécessairement, par intuition ou prescience, que le "passage à l'acte" n'est pas à la portée de tous ; et les neurosciences sont là, depuis cinquante ans [.] faisant remarquer que l'acte de violence résulte des pulsions profondes, "inconscientes" de l'archéocérébrum (ou cerveau animal de l'homme) alors que la conception du crime provient du travail intellectuel du néocérébrum, et qu'il n'y a pas de liaison consciente entre ces cerveaux. [.]
Pourtant le cerveau reptilien peut être domestiqué [.] Et, ce faisant, l'homme inventa la civilisation. Mais l'histoire montre que la civilisation peut se défaire, devenir monstrueuse et mourir.  
Cardiologue et pédiatre, le docteur Minh Dung Louis NGHIEM est ancien interne des hôpitaux de Paris et ancien assistant de biophysique à la Faculté de médecine de Paris.