Saint Grégoire
BERNET (Anne)
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En 590, la situation de Rome est désespérée. Depuis l'an 410, où la Ville a été dévastée par le roi wisigoth Alaric, les choses sont allées sans cesse en empirant.
Coups d'État, invasions, guerres, massacres, famines, épidémies, inondations rythment sans relâche le misérable quotidien d'une Rome désolée et dépeuplée. Aujourd'hui, la Ville est à la merci des Lombards, les Barbares les plus féroces que l'Italie ait connus.
Dans cette situation dramatique, alors que sévit la peste bubonique, le pape Pélage II rend l'âme. Le clergé et le peuple de Rome, terrifiés, comprennent que pour apaiser la colère de Dieu, il faut à la tête de l'Eglise et de la Ville un véritable ami de Dieu, un saint authentique.
C'est alors qu'ils choisissent le moine Grégoire. D'une riche famille patricienne, Grégoire a été d'abord Préfet de Rome, avant de sacrifier sa fortune et d'entrer dans la vie religieuse. Il fut le conseiller du pape défunt.
Mais surtout, par sa vie d'oraison, de sacrifice, de pauvreté, d'humilité, Grégoire est devenu un efficace intercesseur auprès de Dieu. Malgré ses réticences et ses objurgations, il est donc sacré le 3 septembre 590.
Immédiatement, il s'adonne à la réforme de l'Église, épurant un clergé mondain, rénovant la vie monastique, envoyant des missionnaires en Angleterre, soutenant les princes catholiques dans leur apostolat, publiant des livres majeurs, défendant la liberté de l'Eglise face aux empiétements constants de l'empereur de Byzance. Lorsqu'il meurt, le 12 mars 604, il entre dans l'Histoire comme le modèle des papes. 
Anne Bernet, historienne et romancière, a publié Madame de Sévigné, mère passion (Perrin, 1996), Mémoires de Ponce Pilate (Plon, 1998), Saint Ambroise (Clovis, 1999), Les Gladiateurs (Perrin, 2002), Saint Jérôme (Clovis, 2002) et Les chrétiens dans l'Empire romain (Perrin, 2003). Ses ouvrages ont été traduits en plusieurs langues et ont reçu de nombreux prix.